30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:20

 

Vladimir Poutine

Au

Forum de Valdaï

(Extraits choisis)

 

S’il est évident que sur le terrain les combats contre Daesh sont loin d’être terminés, il est intéressant de constater que le discours de Vladimir Poutine à Valdaï a eu un écho favorable auprès de la communauté internationale. En France il n’en fut point question, ce qui au fond n’est pas très surprenant. La campagne de diabolisation continue, et les agitations de la troïka (Guimauve le Conquérant, Fafa Contamine et Manu la tremblote) n’arrangent en rien l’image de la France dans le monde. Naboléon lui-même, après avoir été le valet servile de son maître Obama, a tenté de se refaire une virginité en visitant l’homme fort du moment, ajoutant au ridicule de la situation l’impression d’être le bouffon de la scène politique. 

 

Vladimir Poutie au forum de Valdaï

 

« Les États-Unis essaient d’induire le monde entier en erreur »

Il y a quelques jours, on a lancé en Europe les premiers tests du système de défense antimissile américain. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que nous avions raison, lorsque nous contestions la position de nos partenaires américains. On a tenté de nous induire en erreur, et tout le reste du monde avec nous. Et pour parler plus simplement, on nous a trompés. Le problème n’est pas dans une hypothétique menace nucléaire iranienne, qui n’existe pas et n’a jamais existé. Ce que nous voyons, c’est une volonté de détruire l’équilibre stratégique, de modifier le rapport de forces à leur avantage, afin non seulement de dominer, mais encore de pouvoir dicter leur volonté à tous : concurrents géopolitiques mais aussi, je pense, alliés. C’est un scénario de développement des événements extrêmement dangereux pour tous, et également pour les États-Unis eux-mêmes.

 

 

« Les sanctions sont un outil de concurrence déloyale »

Malheureusement, la terminologie militaire s’applique aujourd’hui à tous les domaines de la vie. La réalité de l’économie moderne globale, ce sont des guerres commerciales et de sanctions, c’est même devenu un cliché des médias de masse. Les sanctions sont utilisées notamment comme un outil de concurrence déloyale, pour gêner l’adversaire, voire l’« éjecter » des marchés. Je citerai à titre d’exemple l’épidémie d’amendes infligées aussi aux entreprises européennes par les États-Unis. Tous les prétextes sont bons pour châtier ceux qui ont osé enfreindre les sanctions unilatérales américaines. Pour la seule année en cours, une banque française a été condamnée à verser près de 9 milliards de dollars. Toyota a payé 1,2 milliard de dollars, l’allemande Commerzbank s’est engagée à verser 1,7 milliard de dollars au budget américain, et j’en passe.

Ce n’est peut-être pas le problème des Russes, bien sûr, mais je me permettrai tout de même de vous poser la question : est-ce ainsi que l’on agit avec ses alliés ? Non, on agit de cette façon avec des vassaux, qui ont eu l’audace d’agir à leur guise, on les punit pour s’être mal comportés.

 

 

« La force militaire sera longtemps encore un instrument de politique internationale »

Chers collègues, soyons réalistes : la force militaire restera évidemment, et pour longtemps encore, un instrument de politique internationale. On peut le déplorer ou s’en réjouir, mais c’est un fait. La question est ailleurs : ne sera-t-elle utilisée que lorsque tous les autres moyens auront été épuisés ? Quand il faut affronter des menaces comme le terrorisme, par exemple, et selon les règles établies du droit international ? Ou bien montrera-t-on le poing en toute occasion, simplement pour rappeler au monde qui est le chef à la maison, sans s’interroger sur la légitimité de l’emploi de la force ni sur ses conséquences, et sans régler les problèmes mais, à l’inverse, en les multipliant ?

« Il ne faut pas séparer les terroristes entre modérés et radicaux »

On voit ce qui se passe aujourd’hui au Proche-Orient. L’organisation terroriste État islamique a pris le contrôle de territoires immenses. Comment ? Réfléchissez seulement : si elles avaient pris Damas ou Bagdad, les bandes terroristes auraient quasiment obtenu le statut de pouvoir officiel et créé une place d’armes pour leur expansion mondiale. Est-ce que quelqu’un pense à cela ? Il est temps que toute la communauté internationale comprenne enfin à quoi nous avons affaire. Nous sommes face à un ennemi de la civilisation, de l’humanité et de la culture mondiale, porteur d’une idéologie de haine et de barbarie, qui foule aux pieds la morale et les valeurs des religions mondiales, y compris de l’islam, en le compromettant.

Et il ne faut pas jouer avec les mots, séparer les terroristes entre modérés et radicaux. On voudrait comprendre où se situe la différence. Peut-être, pour certains spécialistes, les bandits modérés ne décapitent-ils les enfants qu’en nombre modéré ou selon des méthodes tendres ? On ne se débarrassera pas de ces terroristes, et c’est une illusion de croire qu’on pourra en venir à bout par la suite, les éloigner du pouvoir ou s’entendre avec eux d’une quelconque façon.

 

 

« L’opération militaire russe en Syrie est totalement légitime »

Nous comprenons bien que les combattants qui se battent dans au Proche-Orient constituent une menace pour tous, y compris pour nous, pour la Russie. Notre pays sait ce qu’est une agression terroriste,  nous savons ce qu’ont fait les bandits dans le Nord Caucase. Nous nous souvenons des attentats terroristes à Bouddionovsk, à Moscou, à Beslan, dans d’autres villes de Russie. La Russie a toujours combattu le terrorisme, sous toutes ses manifestations.

Après que les autorités syriennes officielles nous ont demandé de l’aide, nous avons décidé de lancer une opération militaire dans ce pays. Je le souligne de nouveau : cette opération est totalement légitime, et son seul but est de contribuer au rétablissement de la paix. Et je suis certain que l’action des soldats russes aura une influence positive sur la situation et aidera les autorités officielles à créer les conditions nécessaires pour se diriger vers une régulation politique et frapper de façon préventive les terroristes qui menacent aussi notre pays, la Russie. Et aider de cette façon tous les pays et les peuples qui se trouveront en danger si les terroristes rentrent chez eux.

 

 

« La Syrie peut devenir un modèle de partenariat au nom d’intérêts communs »

La Syrie, malgré tout le caractère dramatique de la situation actuelle, peut devenir un modèle de partenariat au nom d’intérêts communs, pour la solution de problèmes qui touchent le monde entier et pour élaborer un système efficace de gestion des risques. L’accord russo-américain sur la garantie de sécurité des vols militaires des deux pays au-dessus de la Syrie a constitué une étape de taille. Nous allons aussi très bientôt commencer à échanger des informations avec nos collègues occidentaux sur les positions et les déplacements des terroristes. L’important est de se considérer les uns les autres comme des alliés dans un combat commun, de se comporter de façon honnête et franche. C’est la seule façon de garantir la victoire sur les terroristes.

 

 

« Le peuple russe est le peuple le plus séparé dans le monde »

Je continue d’insister sur le fait que l’effondrement de l’URSS a constitué une tragédie, et avant tout humanitaire. Il a résulté de la chute de l’URSS que 25 millions de Russes ethniques se sont retrouvés en territoire étranger contre leur gré et, comme on dit chez nous en langage populaire, « en un clin d’œil ». Le peuple russe s’est retrouvé le peuple le plus séparé dans le monde, et c’est indéniablement une tragédie. Et je ne parle pas de la composante socio-économique. La chute de l’URSS a entraîné un effondrement du système social, de l’économie, une économie vieillissante et peu efficace, certes, mais qui, en s’effondrant, a appauvri des millions de gens, ce qui est aussi une tragédie pour des gens concrets et pour des familles concrètes.

« Il n’y a pas de menace nucléaire iranienne »

Il ne faut pas créer des emplois qui, par leur nature, représentent une menace pour toute l’Humanité. Créons plutôt des emplois dans la sphère de la biologie, de la pharmaceutique, des hautes technologies non liées à la production d’armes.

Je vous assure que les spécialistes américains des secteurs de la sécurité et des armements stratégiques se rendent parfaitement compte que leur travail menace le potentiel militaire russe. Et tout ce système est créé pour réduire à néant les potentiels de tous les autres États possédant l’arme nucléaire, à l’exception des États-Unis. Pourtant, les arguments ont toujours été autres, on n’a cessé de nous parler de la « menace nucléaire iranienne ». Mais la Russie est toujours partie de l’idée qu’il n’y avait aucune menace nucléaire iranienne, et aujourd’hui, toute la communauté internationale considère, avec nous, que cette menace n’existe pas.

 

 

« Pourquoi créer un système de défense antimissile ? Arrêtez cela »

Les États-Unis ont initié la signature d’un accord avec Téhéran sur le règlement du problème nucléaire iranien. Nous avons activement accompagné et soutenu nos partenaires américains et iraniens, nous avons obtenu une décision d’entente et l’accord est entré en vigueur, l’Iran a accepté de transférer son uranium enrichi. Il n’y a pas de problème nucléaire iranien. Dans ce cas, pourquoi créer un système de défense antimissile ? Arrêtez cela. Mais non, non seulement rien ne s’arrête, mais de nouveaux tests sont conduits, des exercices sont organisés, ces systèmes seront mis en place en Hongrie avant la fin de cette année, et en Pologne d’ici 2018 ou 2020.

Je peux vous dire, et les spécialistes le savent bien, qu’un site de positionnement de missiles antibalistiques peut être utilisé efficacement aussi pour y installer des systèmes de missiles de croisière. Est-ce que ça ne constitue pas une menace pour nous ? Évidemment que si, et cela modifie jusqu’à la philosophie même de la sécurité internationale. Si un pays estime qu’il peut se protéger de toute frappe de croisement ou de riposte parce qu’il a mis en place au-dessus de lui un « parapluie anti-missiles », il a les mains libres pour employer n’importe quel armement. Et c’est cela qui constitue une violation de l’équilibre stratégique.

« Je ne fais pas de différence entre les Russes et les Ukrainiens »

Bien sûr que l’Ukraine crée un danger pour nous. Mais est-ce nous qui avons provoqué cette situation ? Rappelez-vous l’année où M. Ianoukovitch a perdu les élections et où M. Iouchtchenko est arrivé au pouvoir. À l’issue d’un troisième tour de vote, qui n’était pas prévu par la Constitution ukrainienne. Cela avait été activement soutenu par les pays occidentaux. Une violation totale de la Constitution ! Où est la démocratie ? Des bacchanales, pures et simples !

La position de la Russie ne consiste pas à s’opposer au choix du peuple ukrainien. Nous acceptons tout choix des Ukrainiens, c’est véritablement un pays frère pour nous, un peuple frère. Je ne fais absolument aucune différence entre les Russes et les Ukrainiens. Mais nous nous opposons à une telle forme de changement du pouvoir.

 

V. Iouchtchenko - V. Ianoukovitch - I. Timochenko

 

« Vous êtes en train de nous refaire l’Irak, ici »

Comment peut-on admettre des coups d’État ? Vous êtes en train de nous refaire l’Irak et la Libye, ici. Les autorités américaines n’ont pas honte de déclarer qu’elles consacrent des milliards de dollars, ouvertement, publiquement, qu’elles ont dépensé 5 milliards pour soutenir l’opposition. Est-ce le bon choix ?

Tout le monde sait que, dans l’histoire des États-Unis, on a vu deux fois arriver au pouvoir un président élu par la majorité des grands électeurs, mais bénéficiant en réalité du soutien d’une minorité d’électeurs. C’est ça, la démocratie ? Non. La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, de la majorité du peuple. Un homme choisi pour le plus haut poste de l’État par une minorité d’électeurs, comment ça ? Ce problème existe dans la Constitution américaine. Eh bien, nous n’exigeons pas que vous changiez votre constitution.

On peut discuter autant que l’on voudra, mais quand on finance l’opposition intérieure… L’opposition est une chose normale, simplement, elle doit exister sur ses propres bases. Mais dépenser des milliards quasiment ouvertement pour soutenir une opposition intérieure, pensez-vous que ce soit une pratique politique normale, que cela crée une atmosphère de confiance entre les États ? Je ne le pense pas.

« Nous sommes inquiets de l’approche de cette infrastructure militaire vers nos frontières »

Parlons maintenant de l’avancée de la démocratie vers nos frontières ! (Rires) Pensez-vous que nous soyons contre l’avancée de la démocratie vers nos frontières ? Mais qu’entendez-vous par le terme de « démocratie » ? L’OTAN qui s’approche de nos frontières ? Ce qui nous inquiète n’est pas l’avancée de la démocratie, c’est l’approche à grands pas d’une infrastructure militaire. Comment voudriez-vous que nous réagissions, que devrions-nous en penser ? Voilà ce qui nous inquiète.

Nous avons proposé de travailler à trois sur ce système de défense antimissile : les États-Unis, la Russie et l’Europe. Qu’est-ce que ça veut dire, travailler à trois ? Ça veut dire définir des directions sensibles, avoir un accès égal à la gestion de ce système et à plusieurs autres questions secondaires. Mais non, on nous a opposé un refus. Ce n’est pas nous qui avons dit non, on nous a dit non.

 

 

« Rien d’efficace n’a pu être fait en Syrie »

Nous espérons que les actions coordonnées de notre aviation et des autres moyens de frappes, en accord avec les attaques de l’armée syrienne, donneront un résultat positif. Ce résultat suffira-t-il à dire que le terrorisme est vaincu en Syrie ? Non. Il faudra encore de sérieux efforts pour l’affirmer. Il y faudra encore un travail important et, je tiens à le souligner, un travail commun.

Ça fera tout de même bientôt six mois que la coalition dirigée par les États-Unis vise des positions sur place, plus de 11 pays y ont pris part et plus de 500 frappes ont été lancées sur divers objectifs, mais il n’y a aucun résultat, c’est un fait manifeste. De quel résultat pourrait-on parler, alors que depuis le début de ces opérations, les terroristes n’ont fait que se renforcer sur le territoire de la Syrie et de l’Irak, se sont consolidés sur les frontières où ils se trouvaient déjà et ont étendu leur zone de présence ? De fait, selon moi, nos collègues ne sont parvenus à rien d’efficace pour le moment.

« La question du départ d’Assad doit être réglée par le peuple syrien lui-même »

Je considère qu’un partage de la Syrie serait la pire des options, une solution inadmissible qui ne permettrait pas de résoudre le conflit mais créerait, au contraire, les conditions pour qu’il se poursuive et s’aggrave. Ce conflit deviendrait alors permanent. Si la Syrie est divisée en parties isolées, en territoires isolés, ces territoires se feront la guerre éternellement, et rien de bon n’en sortira.

Ensuite, quant à savoir si Assad doit partir ou non, je l’ai répété à de nombreuses reprises : je considère que ce n’est absolument pas correct. Comment pourrions-nous, de l’extérieur, poser la question et décider si tel ou tel chef d’État doit ou non s’en aller. C’est le peuple syrien lui-même qui doit en décider. Certes, et ici je dois émettre des réserves, nous devons être assurés que le pouvoir se forme sur la base de procédures démocratiques ; mais il doit évidemment s’agir d’un contrôle objectif, c’est le plus important, et non à la solde de tels ou tels puissance ou groupe de pays.

 

 

« L’armée syrienne remporte des succès avec notre soutien »

Je regarde les enregistrements vidéo après les frappes. C’est impressionnant. Il y a tellement d’explosions de munitions qu’elles atteignent presque les avions. On a le sentiment que ces munitions et ces armes viennent de tout le Proche-Orient, une puissance colossale a été amassée sur place. Et une question s’impose : d’où vient l’argent ? C’est une puissance tout simplement colossale ! Qui s’est pourtant amoindrie aujourd’hui, évidemment. Et l’armée syrienne remporte des succès avec notre soutien. Ces succès sont encore modestes, mais ils sont bien là. Et je suis certain qu’il y en aura encore.

Un « centre d’information » a été mis en place à Bagdad, associant la Russie, la Syrie et l’Irak : il sert à échanger des informations et déterminer les orientations principales de la lutte contre le terrorisme, notamment contre l’EIIL. Mais il n’est absolument pas prévu, pour le moment, d’élargir nos opérations militaires à l’aide des forces de défense aérospatiale.

« Nous avons d’excellentes relations avec les États où la majorité de la population est chiite »

Le but de ces opérations militaires et de ces efforts diplomatiques est la lutte contre le terrorisme, et non la médiation entre les représentants des diverses orientations de l’islam. Nous avons la plus haute estime pour nos amis qui confessent le chiisme, autant que pour les représentants de l’orientation sunnite, et alaouite, tous, nous ne faisons pas de différence.

Nous avons d’excellentes relations avec toute une série d’États où l’orientation sunnite prédomine, nous avons d’excellentes relations avec les États où la majorité de la population est chiite, et nous ne faisons donc aucune différence. Je le répète encore une fois : notre objectif le plus important, le seul, est la lutte contre le terrorisme.

Avec ça, nous comprenons la réalité dans laquelle nous évoluons et travaillons. En Syrie, par exemple, vous savez que sur les 34, je crois, membres du gouvernement, plus de la moitié (environ, je peux me tromper) sont des sunnites, et cette part est aussi importante dans l’armée. La Syrie a toujours été pour une grande part un État laïc.

« Il y a toujours eu et il continuera d’y avoir des problèmes en Russie, de la même façon que comme dans les autres pays »

Dans le monde contemporain, le rôle et l’importance de n’importe quel État au niveau international dépendent du niveau de développement de son économie. Je considère que la Russie a toutes les chances de devenir un leader mondial, je veux parler de la qualité de l’éducation de sa population et du niveau élevé de développement de sa science fondamentale. Chez nous aussi, nous avons beaucoup de problèmes. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours, comme dans les autres pays. Mais nous nous consacrons de plus en plus non seulement au rétablissement de la science, fondamentale et appliquée, mais aussi au fait de donner une nouvelle impulsion au développement de ces sphères cruciales. Il est pour moi évident que la Russie a de bonnes perspectives, mais l’avenir est indéniablement aussi dans le développement des relations avec nos voisins proches, nos partenaires et nos alliés au sein d’organisations comme l’Union économique eurasiatique et l’OTSC (Organisation du traité de sécurité collective). Et évidemment, nous ne pensons pas non plus notre développement sans développer les relations avec l’Europe.

« Dieu merci, il y a des gens en Russie qui aiment les États-Unis »

Que vont devenir les gens qui aiment les États-Unis en Russie, et ceux qui aiment la Russie aux États-Unis ? Car Dieu merci, ces gens existent. Ils doivent suggérer à la société dans son ensemble et aux gens qui prennent des décisions que, malgré les différences entre les pays et leurs approches du développement, de leur propre développement ou de la solution des problèmes mondiaux, il y a tout de même des gens en Russie qui aiment les États-Unis, et ça veut dire qu’il y a quelque chose dans ce pays qui mérite le respect.

Et à l’inverse, si une partie de la société et du peuple américains considèrent la Russie avec bienveillance et même avec amour, ça veut dire qu’ils doivent expliquer, en l’occurrence à la société américaine et aux gens qui prennent les décisions politiques, qu’il faut respecter la Russie.

 

 

« Si la bagarre est inévitable, il faut frapper le premier »

Il y a 50 ans déjà, à Leningrad, la rue m’a appris une règle : si la bagarre s’avère inévitable, il faut frapper le premier. Et la menace de frappes terroristes en Russie n’est pas devenue plus importante, ni moins, du fait de notre opération militaire en Syrie : je peux vous en assurer. Elle existait et elle existe toujours, malheureusement. Qu’est-ce qui a poussé les terroristes à frapper la gare de chemin de fer de Volgograd, en décembre 2013, alors que nous n’avions entrepris aucune opération militaire en Syrie ? Rien d’autre que leur mentalité de haine, leur mépris de la vie humaine, leur combat contre la Russie en tant que telle ? Et pour cette raison, mieux vaut les combattre là-bas, comme je l’ai dit, que les attendre ici.

Published by Willow - dans Divers
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