11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 20:16

 

Débâcle géostratégique 

Ou

Un départ qui en dit long

 

L'USS Théodore Roosevelt

 

Après l'annonce de l'abandon de l'entraînement des milices islamistes par la CIA sur le territoire turc pour les envoyer ensuite en Syrie, Washington vient de reconnaître sa plus grande défaite militaire et géostratégique depuis la chute de Saïgon, en 1975.

Les Etats-Unis ont en effet retiré du Golfe Persique leur dernier porte-avions, l'USS Théodore Roosevelt. Ils n'ont ainsi plus de présence aéroportée dans le Golfe, ce qui n'était pas arrivé depuis 2007. Cet événement survient au moment où leur principale opposant, la Russie, est en train d'anéantir les groupes islamistes précités. Ceux-ci, privés du soutien de leur puissance de tutelle, n'ont plus aucun espoir d'aide américaine.

Cette annonce succède a celle de l'arrivée de l'aviation russe en Irak, 12 ans après l'invasion de ce pays par les Etats-Unis.

En d'autres termes, Washington abandonne son projet de renversement de Bachar el-Assad et, avec ce plan, voit douze années d'efforts réduits à néant pour contrôler cette région stratégique. Une décision logique faisant suite aux déclarations de Vladimir Poutine à l'ONU, ce dernier ayant décidé de mettre un terme aux tentatives de renversement des gouvernements légaux par les États-Unis en général, et syrien en particulier.

L'insurrection islamiste se retrouvé donc sans aucun espoir de soutien et encore moins de «zone d'exclusion aérienne» comme le demandent désespérément les extrémistes US, à l'instar de John Mc Cain, Hillary Clinton, Tom Cotton et Carly Fiorina.

 

Hillary Clinton - Tom Cotton - Carly Fiorina - John McCain

Published by Willow - dans Divers
commenter cet article

commentaires

Florentin 13/10/2015 17:23

L'opposition de Poutine et d'Obama nous ramène au joli temps de la guerre froide. Poutine me semble le plus têtu et le plus détermibné. Lui, au moins, ne rigole pas ...

Willow 13/10/2015 18:53

Le plus triste dans cette conjecture c’est que la France n’aura pas choisi le bon camp. Les intérêts des Etats-Unis n’étant pas les nôtres, une autre attitude aurait été préférable. Mais bon ! Avec le trio Hollande, Valls et Fabius on n’a pas touché le gros-lot. ;O))