27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 16:57

 

Les héros pixélisés

Ou

L’art de baisser son froc

 

 

Le Comic Con a débarqué dans la capitale française, le week end dernier, à la Grande Halle de la Villette de Paris. « Star Wars », « Batman » ou encore « Game of Thrones » étaient à l'honneur de ce mastodonte de la culture populaire en provenance des Etats-Unis. Un grand rendez-vous, souvent qualifié de « geek », qui suscite un grand intérêt dans la jeunesse d’aujourd’hui mais pas seulement.

Pas moins de 30.000 spectateurs, addicts de ces grandes envolées téméraires que sont BD, jeux virtuels, plaisirs à tout crin, étaient donc venus pour fêter l’évènement.

Encore un pèlerinage tranquille, une communion festive, une démonstration moderne, preuves s’il en était qui traduisent une société douillette, multiculturelle, blindée en assistanat et redoutable en infantilisation. Nous pouvons rajoutez à cela les réunions de loisirs tels que les spectacles de voile, autos, neige, ballons, trottinettes, concerts rave et défilés gay.

Bref, les papillons jouisseurs sont attirés par les lueurs, du bon temps, des jeux, du farniente, sans entrave ni contrepartie d’efforts. À tous, les 30 heures par semaine et une retraite bien méritée à 50 ans !

Sur ces clichés abondamment à l’affiche des médias et penseurs de pacotille, on serait tenté de croire que les Français sont des risque-tout, des aventuriers, des responsables, des super-héros de films… Hélas, ils ne reflètent que l’air du temps du XXIe siècle !

 

 

Il suffit d’ouvrir les yeux et d’écouter les discours pour constater combien notre société est devenue inconsistante. L’homme nouveau est un consommateur compulsif, qui a renoncé à toute dignité en acceptant la charité. Il parle fort mais se comporte en pleutre à la moindre occasion.

Ils déplorent des bacs difficiles, l’apprentissage du latin et du grec, mais implorent des situations et des diplômes porteurs d’emplois. Ils jouissent aux risques créés par les jeux vidéo, sous des balles numériques, mais rechignent à revêtir l’uniforme militaire, sous des balles en métal.

Ils défient le terrible masque noir de Dark Vador mais se couchent devant Barbe noire, l’imam de la mosquée du coin. Subissant vols, viols, violences, dégâts matériels, humiliations, ils défilent en silence, larmoyants, de drapeaux blancs en marches blanches.

Ils jouent des boulons sur les barricades ZAD mais pleurnichent à longueur de temps sur le pauvre combattant tombé à Sivens. Trois quarts des étudiants préfèrent le haut risque de la fonction publique que le long fleuve tranquille de l’emploi dans le privé. Dans les manifs scolaires, ils se font dépouiller sans broncher mais, vaillants, battent en retraite devant les battes des banlieusards.

Se faisant mitrailler à Charlie Hebdo, ils défilent en groupes, super protégés, dans des rues hautement sécurisées, au son des lamentations et des larmes de l’urgentiste Patrice Pelloux et consorts. Enfin, hautement favorables à plus d’invasion migratoire, ils se font rarissimes en promeneurs curieux dans les zones sensibles.

En réalité, pour beaucoup de jeunes, de moins jeunes, de politiques, ils ont du courage à revendre et des effets de bravoure en veux-tu en voilà, dès lors qu’il n’y a aucun danger alentour. Finalement, plus leurs paroles sont viriles, plus leurs actes sont faiblards. Ainsi va notre monde d’aujourd’hui : autres temps, autre mœurs !

Mais fais-je sans doute partie d’un monde passéiste, rétrograde, non moderne… Un fieffé réac, comme ils disent !

 

Published by Willow - dans Divers
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commentaires

Luke 28/10/2015 14:39

N'oublie pas cher Willow certains fondamentaux :
la fille au marteau a de sacrés pectoraux. ;O))

Willow 28/10/2015 16:12

Vu sous cet angle, tu n'as pas Thor. Tu m'as bien rivé le clou ;O))

Florentin 27/10/2015 20:54

On n'est pas des héros, on fait ce qu'on peut ....

Willow 27/10/2015 22:15

Je ne suis pas de ton avis, ils existent ces héros, ils se lèvent tous les matins pour aller bosser afin de nourrir leur familles. Ils ne jouent pas les gros bras pour épater la galerie et ils ne pleurnichent pas quand ils en prennent plein la tronche. Je conçois que l’on puisse admirer les supers héros quand on est gamin, mais à un moment il faut arrêter. A force d’être déconnecté de la réalité, ce qui arrange bien nos élites, plus personne ne réagit ou alors lorsqu’on le fait, parce que trop c’est trop, on trouvera toujours des gens pour dire que c’est intolérable. ;O))