5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 16:58

 

Une filière pointée du doigt

Ou

La mafia Camembert

(Nicolas Gauthier)

 

 

Sacrés Américains ! On sait depuis longtemps la détestation du « Nouveau Monde » contre « l’Ancien ». Nous n’ignorons pas non plus que le pasteur John Hagee, conseiller spirituel de John McCain, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2008, tenait le Vatican pour « la putain de Babylone ». Bref, en matière d’anti-France et de haine viscérale du catholicisme, nos amis « Ricains », tels que chantés par Michel Sardou, ce grand intellectuel de droite à mettre au même niveau qu’un Pierre Manent, n’ont pas leur égal dès qu’il s’agit de nous vomir sur l’occiput.

Et, tant qu’à faire, voilà maintenant qu’ils le font dans nos assiettes. Études plus ou moins bidonnées sur la viande et la charcutaille, et maintenant sur nos fromages. Si l’on résume, bœufs et cochons nous refileraient le cancer. Les leurs, peut-être, gavés d’OGM et piquouzés pis que des junkies, sont sûrement à mettre en cause. Mais après ? Les pesticides, les OGM, les hormones ? Silence. What else ? Le rôle de multinationales telles que Monsanto ? Pas un mot. Surtout ceux qui pourraient fâcher…

Eh bien, c’est maintenant le tour de nos fromages. Enfin, plus les nôtres que les leurs. Because qu’aux USA, existent deux fromages. Le jaune et l’orange. Le Jack et le Cheddar, ou le contraire. Un peu comme chez nos amis anglais, mais qui, eux au moins, se repaissant à grand prix de nos frometons odorants, n’ont pas l’outrecuidance de nous faire la morale alimentaire et sanitaire.

 

 

Le fromage, donc, serait une drogue… Ouah ! Notre camembert national à mettre sur le même podium lysergique que le crack et autres substances de synthèse qui peuvent vous faire crever le premier venu au bout de quelques semaines de consommation ? Sans jouer aux beaux esprits et aux beaux savants, on attend encore une overdose de fourme d’Ambert ou de tomme de Savoie…

C’est d’ailleurs, en gros, ce que confirme la revue Sciences et Avenir. Il peut effectivement y avoir une « addiction » au fromage tout comme au chocolat. Ou au thé, au café ou à la télé-réalité : « Elles activent plusieurs régions du cerveau, qui forment ensemble ce que les scientifiques désignent comme « circuit de la récompense », aboutissant à la libération d’un neurotransmetteur : la dopamine. Sauf que la différence entre la nourriture et la drogue est majeure : la première active naturellement le circuit, la récompense et entraîne donc une libération de dopamine contrôlée, alors que les opioïdes le détournent et augmentent artificiellement la sécrétion de ce neurotransmetteur. » Voilà qui n’est pas tout à fait pareil.

Remarquez que dans la dictature hygiéniste qui nous menace, ce sera bientôt au dealer du coin de la rue qu’il faudra aller négocier un chabichou et une bouteille de vieux bordeaux.

 

Published by Willow - dans Divers
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