18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 01:43

 

Personne n'est au-dessus de la loi

Ou

Le piège à canaris

(Felli Bernard)

 

Le ministère de la Justice des États-Unis vient de lâcher 23 équipes spécialisées d'agents du FBI contre de nombreux journalistes américains, en vue de préparer leur emprisonnement, pour leur violation du Code 18 § 798 des États-Unis sur la divulgation d'informations classifiées. Ce code stipule, en partie, que : « Celui qui, sciemment et volontairement, communique ... ou met autrement à la disposition d'une personne non autorisée ou publie ... toute information classifiée ... [...] sera sanctionné ou emprisonné pendant au plus dix ans »

Deux semaines avant son entrée en fonction, le président Donald Trump a demandé aux législateurs américains d'enquêter sur NBC News pour avoir divulgué des renseignements hautement classifiés américains, dans ce qu'il croyait être un complot orchestré par certains espions, qui travaillent en collusion avec les grands médias, dans le but de détruire sa présidence à venir. Lorsque la présidente de NBC News, Deborah Turness, a été confrontée le 14/02/2017, par le FBI, elle a rapidement été « démissionnée » de son poste et brusquement transférée en Europe.

 

Deborah Turness

 

Trump (qui a dit que « La communauté du renseignement distribue à la presse des informations classifiées « comme des bonbons » »), aidé par l'ancien général de l'armée américaine Michael Flynn (qui était le principal espion des armées américaines), a déployé une manœuvre classique nommée « piège à canaris » contre les «espions » de certaines agences de renseignement américaines et leur incitateurs journalistes. Un piège à canaris est une méthode pour déterminer d’où provient une fuite d'information sensible, en donnant différentes versions de cette info sensible à chacun des suspects puis de voir quelle version a fuité et par qui.

Le principal « appât » déployé dans cette manœuvre de « piège à canaris » par Trump-Flynn était une conversation téléphonique inoffensive que le général Flynn a initiée avec l'ambassadeur de Russie, Sergey Kislyak, après que le régime Obama eut infligé des sanctions contre la Russie. Le général Flynn a détaillé la substance de cette conversation en déclarant: «Il ne s'agissait pas de sanctions. Il s'agissait des 35 gars qui ont été expulsés. C'était essentiellement: « Ecoutez, je sais ce qui est arrivé. Nous allons passer tout cela en revue ». Je n'ai jamais rien dit des choses du genre « nous allons passer en revue les sanctions » ou quelque chose comme ça. »

 

Michael T. Flynn - Sergey Kislyak

 

Près de temps après que le général Flynn eut parlé à l'ambassadeur Kislyak, le premier «oiseau» capturé dans ce « piège à canaris » était le rédacteur adjoint du The Washington Post, David Ignatius, qui a construit sa carrière en répétant ce que lui disent ses sources au sein de la CIA, et qui dans sa colonne du 12 janvier, a écrit: « Selon un haut fonctionnaire du gouvernement américain, Flynn a téléphoné à l'ambassadeur russe Sergey Kislyak à plusieurs reprises le 29 décembre, le jour où l'administration Obama a annoncé l'expulsion de 35 responsables russes ainsi que d'autres mesures en représailles pour le piratage [par les Russes]. »

 

David Ignatius

 

Tout de suite après David Ignatius, plusieurs autres « oiseaux » ont été pris au « piège à canaris » de Trump-Flynn, appartenant à toutes les salles de presse médiatiques en Amérique, y compris The New York Times, qui a publié hier « Les enregistrements téléphoniques et les appels interceptés montrent que les membres de la campagne présidentielle de 2016 de Donald J. Trump et d'autres associés de Trump ont eu des contacts répétés avec des hauts fonctionnaires russes du renseignement dans l'année précédant les élections, selon quatre officiels américains actuels et anciens » ; auxquels le Kremlin a répondu en déclarant: « Ne nous laissons croire aux informations anonymes. Ce rapport de journal n'est fondé sur aucun fait. »

 

D. Trump - M. T. Flynn - P. Manafort - R. Tillerson

 

Or, la CIA classe automatiquement chaque fonctionnaire du gouvernement russe comme étant un « agent de renseignement ». Et d’ailleurs, bien avant l'élection présidentielle, les électeurs américains savaient que (1) Trump avait visité la Russie, (2) son secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, avait eu de nombreuses réunions avec le président Poutine et d'autres hauts fonctionnaires de la Fédération lorsqu'il était PDG d'Exxon, (3) le général Flynn avait visité la Russie et (4) Paul Manafort, le directeur de la campagne de Trump, avait eu aussi des liens étroits avec des Russes en raison de son entreprise de consultation électorale internationale.

En fait, ce critère d’« avoir des « liens » avec la Russie » utilisé par les médias américains pour attaquer Trump et tous ceux qui travaillent avec lui, devrait maintenant inclure toutes les sociétés américaines, leurs cadres et leurs PDG, qui ont des affaires commerciales en Russie, et qui, de ce fait, ont des rencontres et des échanges téléphoniques avec leurs clients russes, qui ne peuvent être que des « agents de renseignement ».

Ainsi en est-il, à titre d’exemples, de Pfizer, Boeing, Ford Motor Corporation, PepsiCo, Procter & Gamble, McDonald's, Mondelez International, General Motors, Johnson & Johnson, Cargill, Alcoa et General Electric, pour n'en nommer que quelques-unes.

Selon ces mass médias menteurs et propagandistes, nous devrions croire que les dizaines de milliers de citoyens et de chefs d'entreprise américains qui visitent quotidiennement la Russie (et osent même faire des appels téléphoniques !!) sont tous des « espions » travaillant pour la Russie.

En réalité, la raison véritable pour laquelle ces journalistes des merdias américains diffusent les flammes de « l'hystérie russe » contre Trump n'a rien à voir avec la réalité, mais a tout à voir avec leur désir de le démettre de son poste.

Dans leur zèle, cependant, pour détruire Trump, ces journalistes ont aveuglément négligé le fait que ces agents de renseignement américains, qui leur fournissent « l'information classifiée », travaillent pour le président Trump, et non contre lui.

Et bien qu'un nombre relativement restreint d'agents de renseignement de Trump aient en fait été en collusion avec les grands médias américains pour le faire tomber, ces journalistes et leurs dirigeants n'ont pas remarqué à leurs risques et périls que, du côté de leurs présidents, il y a au moins 1.271 organisations de renseignement du gouvernement, 1.931 compagnies de renseignement privées (dans 10.000 endroits des États-Unis) travaillent actuellement contre le terrorisme, pour la sécurité intérieure et le renseignements. Ce qui en fait, dans leur ensemble, plus de 854.000 agents loyaux pour Trump, détenant des autorisations ultra-secrètes, et qui ont prêté serment et sont prêts à le défendre.

Ces manœuvres de Trump-Flynn avec ce « piège à canaris » n'ont pas encore été remarquées par la majorité des journalistes américains. Ces derniers n’ont pas non plus remarqué que le président Trump a secrètement promu, il y a presque 3 jours, le général Flynn en le nommant à la tête du plus puissant et du plus secret service d’espionnage américain, connu sous le nom de Bureau de renseignement et de recherche (Bureau of Intelligence and Research (INR)).

 

Damon Linker - Glenn Greenwald - Eli Lake

 

Bien que la masse des journalistes principaux américains jubilent encore parce qu’ils pensent avoir détruit le général Flynn et piégé Trump, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Ils ne s’attendent pas au contrecoup dévastateur du président Trump contre eux, à part quelques rares vrais journalistes :

1) le journaliste Glenn Greenwald, prix Pulitzer, avertissant ces journalistes: « Dans le spectre des crimes impliquant la fuite d'information classifiée, révélant publiquement leur classifié top secret, est l’un des crimes les plus graves. Les journalistes (et tous les autres citoyens non gouvernementaux) peuvent être poursuivis en vertu de la loi fédérale pour divulgation des informations classifiées »

2) Le journaliste de la sécurité nationale de Bloomberg News, Eli Lake, a averti ces journalistes: « Normalement, les interceptions de communications de fonctionnaires et de citoyens des États-Unis sont des secrets gouvernementaux les plus étroitement gardés. C'est pour une bonne raison. La divulgation sélective des détails des conversations privées suivies par le FBI ou la NSA donne à l'Etat le pouvoir de détruire les réputations des citoyens. C'est ce que font les états policiers. »

3) Le Correspondant principal du « Week News Service », Damon Linker, avertissant ces journalistes: « Des espions anonymes de l'Amérique ont descendu Michael Flynn ... C'est profondément inquiétant ... Beaucoup trop de critiques de Trump ne semblent pas comprendre que ces agents de renseignement ont divulgué des informations très sensibles à la presse - principalement parce que ceux qui critiquent Trump sont satisfaits du résultat. »

Mais trop peu, et trop tard, ces avertissements sont-ils venus aux masses de ces journalistes américains qui ont grossièrement violé les lois les plus puissantes contre la fuite des informations classifiées. Comme en témoigne la période de moins de 24 heures entre le moment où le général Flynn a été secrètement déplacé à sa nouvelle position de renseignement par le président Trump et les équipes du FBI qui ont commencé à balayer les journalistes à la fois à New York et à Washington DC.

 

Chris Christie - Marco Rubio

 

Armés de leurs lettres de Sécurité Nationale, (National Security Letters (NSL’s), ces équipes du FBI se présentent aux journalistes piégés avec une citation administrative délivrée par l'administration du gouvernement fédéral du président Trump. Ces agents sont chargés de recueillir des informations à des fins de sécurité nationale. Leur mission ne nécessite pas l'approbation préalable d'un juge, et pourrait déclencher un emprisonnement.

Le plus étonnant dans cette affaire est que le président Trump refait ici ce qu’a été fait par Obama avant lui, et que la masse du peuple américain ne sait pas. Sous Obama, le ministère de la Justice des États-Unis avait intenté des poursuites judiciaires contre tous ceux qui ont diffusé des secrets gouvernementaux, et qu’en ce domaine, Obama a dépassé, à lui tout seul, le total des poursuites de tous les présidents qui l’ont précédé.

Dans la préparation de l’arrestation et de l’emprisonnement de ces journalistes, le président Trump a commencé à rassembler une « équipe d'action » , qui inclut notamment ses anciens adversaires de la campagne présidentielle du Parti républicain, dont le gouverneur Chris Christie et le sénateur Marco Rubio . Ils ont été les premiers « invités » de Trump pour un dîner privé à la Maison Blanche depuis sa prise de pouvoir. Or le gouverneur Christie est l'un des plus puissants procureurs de district des États-Unis contre la corruption publique, et le sénateur Rubio est un membre top niveau du Comité spécial du renseignement du Sénat américain.

Ces journalistes propagandistes dirigés par la CIA vont bientôt réaliser la vérité brutale de la vieille maxime américaine: « Personne n'est au-dessus de la loi ».

Published by Willow - dans Divers
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