6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:50

 

La photographie humaniste

Ou

Le réalisme poétique

 

Brassaï (Gyula Halász)

1899 – 1984

Brassaï - Rue nuit - Paris

 

Brassaï - Station de métro Rome - Paris

 

Edouard Boubat

1923 – 1999

Edouard Boubat - Capitale de la mode - Paris

 

Edouard Boubat - Restaurant - Paris - 1952 

C’est en admirant des cinéastes comme Julien Duvivier, Marcel Carné, Jean Renoir ou Gilles Grangier, que j’en suis venu à m’intéresser à la photographie humaniste. Et c’est en grande partie grâce à ce courant photographique apparu en 1930, mais qui a connu son essor entre 1945 et 1960, que j’ai pu retrouver l’atmosphère du Paris de mon enfance.

Ce mouvement, qui a connu un développement international, est né de l’attrait de 3 photographes de génie pour une ville en pleine reconstruction. Cette ville à l’atmosphère si particulière, c’est le Paris de l’immédiate après-guerre et, ces hommes au regard si éclairé ont pour nom : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis.

Les photographes humanistes se voulaient avant tout témoins d’une époque. Sollicités par la presse, par le monde de l’édition et de la publicité, ils ont créé un style à la fois réaliste et poétique, mais aussi purement social. Véritables reporters du quotidien, ils n’en demeuraient pas moins des artistes dans l’âme. Ce n’est pas un hasard si en feuilletant ces merveilleux albums c’est un peu de notre histoire que l’on revisite.

En échos à Marcel Carné, dont les films avaient la saveur authentique de documentaires et pour qui réalisme rimait avec lyrisme, Robert Doisneau et ses confrères photographes polygraphes, nous faisaient arpenter les rues pavés de Paris à la découverte de ces lieux et de ces personnages haut en couleur  qui en étaient le cœur.

L’humanisme que certains définiront comme « Le réalisme poétique » n’est pas l’apanage de la photographie. Comme on a pu le voir, le cinéma a apporté sa propre pierre à l’édifice et, la littérature, par le biais de ses auteurs, a participé à son rayonnement : Jacques Prévert collaborant avec Marcel Carné ou Izis, Blaise Cendrars avec Robert Doisneau et Aragon avec Henri Cartier-Bresson par exemple.

De nos jours, avec l’avènement du numérique, la photographie s’est démocratisée mais dans le même temps a énormément modifié notre rapport à l’image. Cependant, sur certaines photos actuelles, on retrouve parfois l’esprit de ces pionniers de l’humanisme et c’est plutôt réconfortant.

 

Izis (Israëlis Bidermanas)

1911 – 1980

Izis Bidermanas - Le vendeur de Muguets - Paris

 

Izis Bidermanas - Pont de Passy - Paris

 

Robert Doisneau

1912 – 1994

Robert Doisneau - Boucher aux Halles - Paris

 

Robert Doisneau - La marchande de fleurs - Paris

 

Robert Doisneau - La vitrine de Noel - Paris

 

Robert Doisneau - Le tatoué - Paris

 

Willy Ronis

1910 – 2009

Willy Ronis - Au café - Paris

 

Willy Ronis - La brocante - Paris

 

Willy Ronis - Le bistrot - Paris

 

Willy Ronis - Le scooter - Paris

 

Willy Ronis - L'horloger - Paris

Published by Willow - dans Divers
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commentaires

Kabul Chapter 13/01/2013 17:17


Super ton blog je ne connaissait pas  très interssant

ladymusette 12/01/2013 15:11


J'ai toujours adoré le cinéma et les photos noir et blanc. En photographie, je connais plus l'oeuvre de DOISNEAU grâce aux nombreux ouvrages que l'on m'a offert. Je trouve personnellement
que regarder des photos numériques ne suscite pas la même émotion que les photos papiers. Peut-être est-ce la nostalgie des années que tu décris, ceci explique-t-il cela!! ton article est
fabuleux, j'amerai avoir ton talent d'écrivain. BISOUS.

DACAIO 10/01/2013 07:25


coucou !! je suis revenue rêver à un paris à la Juliette Greco avant de prendre ma place dans le trafic direction le taf !!! exit le sourire charmeur de la vendeuse de fleurs !!! je vais
retrouver la grogne des "copines" de boulot !! sniff!! bonne journée - bisous

pascaline86 09/01/2013 19:32


Bonsoir, merci pour ton commentaire, je sais à quel point elle est précieuse mes moments passé aux côtés des personnes de ma famille et surtout de ceux que j'aime le plus au monde...Très belles
photos...

DACAIO 08/01/2013 23:01


bonsoir Willow ... j'ai admiré toutes ces photos que je trouve bien plus émouvantes, parlantes que les plus beaux paysages  ... je crois que moi aussi, à mon petit niveau, je me classe dans
cette catégorie de photographes ... J'aime regarder vivre les gens et les photographier .. sans voyeurisme mais par réel intérêt  pour l'humain ... gros bisous


merci pour ton com ... tu ne serais pas un peu "voyou" toi, sur les bords ???? hihihihihihi 

Florentin 08/01/2013 21:59


C'est en voyant des photos de cette espèce que je mesure l'étroitesse de mes photographies. Techniquement , je ne les trouve pas trop mal, même si j'ai un peu de mal à magner vitesse et
ouvertures. Je fais du cartes postales. A cent lieues de ce que peuvent faire les photographes que tu énumères ici. Eux, ils ont l'oeil artiste, moi j'ai l'oeil ouvrier. Ce n'est pas la
même chose. On ne joue pas dans la même cour. A plus. Florentin.

TititeParisienne 08/01/2013 07:07


Bonjour,


De grands photographes que j'admire, je les adore !


Hélas pas facile de nos jours de faire de tels clichés, pourtant moi ça me plaîrait bien ...


Bonne journée à vous ... la parisienne.

saly 07/01/2013 22:47


eh bien on te fait des bieous maintenant !!la classe

Stéphane 07/01/2013 21:50


Moi j'ai découvert le cinéma de Becker grâce aux nouvelles sorties Bluray. J'ai eu un choc, tellement c'est beau et vrai. Je pense que l'on peut le rattacher à ce courant aussi. Non ? Sinon je me
souviens de la fameuse photo des amoureux qui s'embrassent en plein Paris de Doisneau.


Amicalement.


Stéphane.

francine 07/01/2013 21:03


bonjour, de belles photos; je ne dirais pas que ce n'est pas mon truc, mais de nos jours avec  ce fameux droit à l'image, on ne peut plus faire ce genre de photos sans autorisation,
alors si je m'y risque ce sont toujours des photos de dos, ou de profil pour qu'on ne reconnaise pas la personne bonne soirée bisous