12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 00:18

 

Hollywood Classics

L'antre du cinéma hollywoodien

 

Top Blog N° 01 

 

Hollywood Classics

 

Published by Willow - dans Divers
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:06

 

A l'origine du swing.

 

Le jazz est un style, non une composition. N'importe quelle musique peut être interprétée en jazz, du moment que l'on sait s'y prendre. Ce n'est pas ce que vous jouez qui compte mais, la façon dont vous le jouez.

Jelly Roll Morton

 

 

 

Balançoire 01 - Cotton Club

Le Cotton Club

 

Le Jazz qui balance ...

 

Les différents courants de la musique populaire puisent bien souvent leur origine d’un phénomène de société. Ils traduisent de façon artistique le ressenti d'une frange de la population confrontée aux événements.

Parfois simples réponse ou échappatoire, ils sont malheureusement bien souvent de véritables exutoires aux difficultés rencontrées dans la vie quotidienne. Il en va ainsi du blues, du jazz, du rock, du rap etc... Le swing, qui n’est pas vraiment une musique mais plutôt une façon d'interpréter le jazz, c’est-à-dire joué en faisant balancer le rythme, trouve lui aussi son origine dans un des évènements marquants qui a bouleversé le monde.

 

 

Balançoire 02 - Songborn

C. Barnett, T. Dorsey, B. Goodman, L. Armstrong et L. Hampton

 

Balançoire 03 - Interdiction

La prohibition

 

Une Amérique prospère ...

 

La grande guerre a contribué à élargir et à accélérer le processus d'industrialisation de l'Amérique du Nord. Soudés autour d'une origine commune, les Etats-Unis ont su profiter du développement des usines d'armement et de la construction automobile, rapidement reconverties après le conflit dans la fabrication d'objets de confort.

Les bootleggers ont bâti leur empire dans les vapeurs de l'alcool de contrebande, le président Hoover, fraichement élu, exhibe un sourire rassurant, l'économie du pays semble prospère. La population et, plus particulièrement la classe moyenne, adhère aux nombreux biens de consommation, souvent grâce au crédit : automobile, radio, téléphone, appareils électroménagers, prêt-à-porter, nourriture sous emballage.

De nouveaux moyens de communications se développent, sonores et visuels, créant une culture collective. Le cinéma, la Radio mais aussi les quotidiens populaires et les magazines illustrés influencent les comportements. Le cinéma de Hollywood, le jazz et les gratte-ciel, projettent dans le monde entier l’image séduisante d'une société florissante. Les stars de cinéma et les revues de music-hall servent de modèle, les mœurs se libèrent, les orchestres de jazz font danser le charleston, le fox-trot. Les femmes fument, font du sport en public, conduisent des voitures. Oui tout semble aller pour le mieux. Les spéculations financières vont bon trains Et les banquiers se frottent les mains.

 

Balançoire 04 - Limousine Lincoln 1920

Limousine Lincoln 1920

 

Balançoire 05 - Wall Street krach de 1929

Le jeudi noir

 

Le jeudi qui bouleversa l'Amérique ...

 

Mais le 29 octobre 1929, le krach boursier sonne le glas des Années 20 et efface soudain les mirages de « l'American way of life ». Le « jeudi noir » va mettre fin à ces « années folles », et Wall Street va faire passer les États-Unis de l'euphorie à la panique. Quelques hommes d'affaires se défenestrent avec grâce, d'autres tentent de sauver la face.

L'Amérique toute entière découvre soudain le marasme économique et la misère urbaine, que l'on feignait jusqu'alors d’ignorer. Pas moins de douze millions de chômeurs viennent grossir les fichiers d'attente des bureaux d'emploi. Le malaise social est terrible et le monde du spectacle n'échappe pas à la crise.

De profondes mutations vont bouleverser le milieu musical qui, paradoxalement, saura se ressaisir rapidement en profitant des effets pervers de la crise et de l'Amérique meurtrie. Les cabarets exigent des paillettes, du mouvement et du bruit, le public souhaite s'étourdir dans le mirage d'une prospérité d'apparat, dans l'ivresse de la danse et les artifices du luxe pour mieux se bercer d’illusions et tenter d’oublier la récession.

On efface son stress dans une profusion de strass et l’on se joue de l’équilibre en balançant le rythme. Le Swing venait de naître et il permettra à de nombreux musiciens de dévoiler au monde entier toute l'étendue de Leur talent.

 

Balançoire 06 - American way

L'american way of life, une réalité devenue utopie

 

Balançoire 08 - Dépression

Dépression 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:50

 

La photographie humaniste

Ou

Le réalisme poétique

 

Brassaï (Gyula Halász)

1899 – 1984

Brassaï - Rue nuit - Paris

 

Brassaï - Station de métro Rome - Paris

 

Edouard Boubat

1923 – 1999

Edouard Boubat - Capitale de la mode - Paris

 

Edouard Boubat - Restaurant - Paris - 1952 

C’est en admirant des cinéastes comme Julien Duvivier, Marcel Carné, Jean Renoir ou Gilles Grangier, que j’en suis venu à m’intéresser à la photographie humaniste. Et c’est en grande partie grâce à ce courant photographique apparu en 1930, mais qui a connu son essor entre 1945 et 1960, que j’ai pu retrouver l’atmosphère du Paris de mon enfance.

Ce mouvement, qui a connu un développement international, est né de l’attrait de 3 photographes de génie pour une ville en pleine reconstruction. Cette ville à l’atmosphère si particulière, c’est le Paris de l’immédiate après-guerre et, ces hommes au regard si éclairé ont pour nom : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis.

Les photographes humanistes se voulaient avant tout témoins d’une époque. Sollicités par la presse, par le monde de l’édition et de la publicité, ils ont créé un style à la fois réaliste et poétique, mais aussi purement social. Véritables reporters du quotidien, ils n’en demeuraient pas moins des artistes dans l’âme. Ce n’est pas un hasard si en feuilletant ces merveilleux albums c’est un peu de notre histoire que l’on revisite.

En échos à Marcel Carné, dont les films avaient la saveur authentique de documentaires et pour qui réalisme rimait avec lyrisme, Robert Doisneau et ses confrères photographes polygraphes, nous faisaient arpenter les rues pavés de Paris à la découverte de ces lieux et de ces personnages haut en couleur  qui en étaient le cœur.

L’humanisme que certains définiront comme « Le réalisme poétique » n’est pas l’apanage de la photographie. Comme on a pu le voir, le cinéma a apporté sa propre pierre à l’édifice et, la littérature, par le biais de ses auteurs, a participé à son rayonnement : Jacques Prévert collaborant avec Marcel Carné ou Izis, Blaise Cendrars avec Robert Doisneau et Aragon avec Henri Cartier-Bresson par exemple.

De nos jours, avec l’avènement du numérique, la photographie s’est démocratisée mais dans le même temps a énormément modifié notre rapport à l’image. Cependant, sur certaines photos actuelles, on retrouve parfois l’esprit de ces pionniers de l’humanisme et c’est plutôt réconfortant.

 

Izis (Israëlis Bidermanas)

1911 – 1980

Izis Bidermanas - Le vendeur de Muguets - Paris

 

Izis Bidermanas - Pont de Passy - Paris

 

Robert Doisneau

1912 – 1994

Robert Doisneau - Boucher aux Halles - Paris

 

Robert Doisneau - La marchande de fleurs - Paris

 

Robert Doisneau - La vitrine de Noel - Paris

 

Robert Doisneau - Le tatoué - Paris

 

Willy Ronis

1910 – 2009

Willy Ronis - Au café - Paris

 

Willy Ronis - La brocante - Paris

 

Willy Ronis - Le bistrot - Paris

 

Willy Ronis - Le scooter - Paris

 

Willy Ronis - L'horloger - Paris

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