5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 19:47

 

L’année nette

Ou

L’an foiré

(Bluj – Stoll – Teddijo)

 

(Bluj) 

(Bluj)

(Stoll)

(Stoll)

(Teddijo)

 

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 17:00

 

Que Marianne était jolie

Ou

Le temps d’un flirt avec toi

(Nicolas Gauthier)

 

Après Lemmy Kilmister, un autre grand artiste, même si n’officiant pas exactement dans la même registre, vient de nous quitter à son tour : Michel Delpech.

Pour ceux qui ont passé la cinquantaine, il incarna mieux que quiconque la bande son de la France gaullo-pompidolo-giscardienne ; bref, celle d’avant le 10 mai 1981. Avec un indéniable instinct, il sut en accompagner, voire en précéder les mutations sociologiques. Avec « Inventaire 66 », c’était la lassitude de la présidence gaullienne, d’une société en noir et gris, alors qu’une autre jeunesse rêvait d’un monde en couleurs : Mai 68 n’était pas loin, Woodstock non plus. D’ailleurs, quelques mois plus tard, il interprète encore « Wight is Wight », hommage au festival éponyme, réplique anglaise du Woodstock américain.

Autre chanson symbolique, « Les Divorcés », à laquelle Éric Zemmour consacre de longs paragraphes dans son Suicide français. En effet, c’est la première fois qu’un artiste de variétés évoque un sujet encore tabou, alors exception qui n’allait pas tarder à devenir norme quasi dominante. Le texte est sublimement écrit mais, note Zemmour, donne cette vision singulièrement irénique de la chose, ambiance, le divorce, finalement, n’est pas si grave. Et les familles recomposées, ça peut être tellement cool…

 

 

La vérité, c’est que Michel Delpech venait alors de se séparer de la mère de ses enfants, et que ce divorce avait été pour lui des plus douloureux.

En 1974, avec « Le Chasseur », il signe une autre chanson emblématique, anticipant la vague verte, même s’il s’agit là d’une écologie à tel point enracinée dans le terroir qu’elle lui vaudra d’être sacré, en 1979, « chanteur favori des chasseurs français », avant de se faire offrir, en 1981, la coupe du journal Le Chasseur français.

Son plus grand succès, qui donnera son titre au film de Xavier Giannoli, c’est évidemment « Quand j’étais chanteur », en 1975. Cette chanson qui met en scène un chanteur vieillissant : « Ma pauvre Cécile, j’ai soixante-treize ans. […] J’ai appris que Mick Jagger était mort dernièrement. […] J’avais une vie de dingue quand j’étais chanteur ! » Ce titre annonce ce que deviendra la vie de Michel Delpech dans les années soixante-dix : succès à la pelle, argent qui coule à flots, filles qui se bousculent, alcool et substances diverses. Puis la dépression, et une quête spirituelle qui, du bouddhisme, l’amènera peu à peu à un catholicisme empreint de mysticisme.

 

 

Ainsi est-il influencé par la lecture du philosophe catholique de tradition Gustave Thibon, qu’il a l’occasion de longuement rencontrer à plusieurs reprises. C’est donc dans la lecture, le recueillement et la prière que Michel Delpech trouvera enfin la paix de l’esprit, jusqu’à ce que ce vilain crabe ne vienne se mêler de la partie.

Ainsi nous a quittés celui qui incarnait le chanteur populaire français par excellence, soucieux de la beauté des mots et des mélodies. Frondeur aussi, tel qu’en ont témoigné plusieurs de ses passages à Radio Courtoisie, média pas tout à fait politiquement correct, on en conviendra.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 22:55

 

À la trappe, les nababs !

Henry Kane

 

À la trappe, les nababs ! De Henry Kane, est un plongeon dans le bon vieux polar des années 40. Le genre facile à lire n’importe où, et que l’on trouve plaisant malgré l’intrigue un peu faible et la psychologie superficielle. Dans cette aventure, notre héros toujours en quête de quoi payer ses factures, se fritte avec la haute société pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur est tout en jambe et parfumée comme il se doit et le pire, on le renifle un max bien qu’il n’ait pas d’odeur.

Comme tout bon détective, Peter Chambers a le flair, la pugnacité et la perspicacité, il ne refuse jamais un petit verre et il joue des poings quand la situation l’exige. Pas question de faire dans la peinture sociale ou dans l’étude de mœurs, ici l’action prime avant tout.

Comme vous le pressentez sans doute, « À la trappe, les nababs ! » n’est pas le roman qui a révolutionné le genre, mais son intrigue est cohérente et son dénouement assez plaisant pour justifier le temps passé.

 

 

« Ça vous dirait, d'être millionnaire ? Moi, pas tellement. Ces gens-là ont des tas de problèmes. Prenez Tommy Lyons : sa femme aime les femmes. Moi aussi je les aime. Seulement Tommy est amoureux de la même que moi. Aussi, quand je raccompagne Arlène chez elle et que je trouve dans sa cuisine un autre détective privé, je commence à avoir des doutes. D'accord, les soupçons, ça fait partie du métier. Mais le collègue, lui, ne risque plus d'en avoir. Il est mort. »

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