23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 00:03

 

L’Etat français

Complice

De groupes criminels

(Jean-Loup Izambert)

 

De nos jours, il faut être un imbécile ou alors bien naïf, ce qui au fond revient au même, pour avaler la soupe infâme que nos journalistes des grands médias nous servent à chacune de leurs apparitions. Je veux bien admettre qu’il faille rester objectif, mais il arrive un moment où il est urgent de dire les choses telles qu’elles sont. Oser faire un sondage sur la popularité de notre président, alors que certains de nos concitoyens pleurent la disparition de leurs proches tombés sous les balles assassines d’abrutis manipulés, je trouve cela d’une indécence abjecte. J’espère que le jour viendra, lorsque surgira au grand jour, tout ce que révèlent déjà des journalistes indépendants, des haut-gradés militaire et des spécialistes de la DGSE, où ils devront répondre de leur silence complice. Ils devront payer pour s’être vendus comme de vulgaires prostitués.

 

Jean-Loup Izambert

 

Le journaliste d’investigation Jean-Loup Izambert revient sur l’histoire des relations entre la France et les organisations criminelles dites terroristes. Il nomme la nébuleuse des Frères musulmans comme le centre à l’origine des déstabilisations arabes.

Izambert accuse plus généralement les pouvoirs occidentaux de « très fortes connivences » avec cette organisation, dont le trafic d’êtres humains (à partir de la Libye) est une des sources de financement. Un trafic qui arrange les Etats-Unis, en difficultés au Moyen-Orient depuis l’intervention russo-iranienne, qui déplacent ainsi le problème migratoire sur l’Europe.

Le journaliste décrypte la fabrication d’un « printemps » arabe par les Frères musulmans, avec la bénédiction des occidentaux, plan qui sera appliqué de l’Algérie à la Syrie, mais qui échouera en Algérie.

« Ce plan consiste à profiter d’un mécontentement légitime qui existe, à s’infiltrer dans les manifestations, ou à encadrer ces manifestations par exemple par des tireurs que l’on place sur les toits, et à tirer sur la foule et sur les forces de l’ordre. L’essentiel c’est d’amener les forces de l’ordre à réagir, à répliquer. Après, les Frères musulmans, évidemment, se présentent en défenseurs : vous voyez, ce régime est une dictature, ce régime tire sur le peuple, le peuple syrien est victime d’un boucher qui siège à Damas ! »

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 17:47

 

J’accuse Hollande

Et

Je défends les Français

(J.-P. Fabre Bernadac)

 

Michel Houellebecq, l’auteur du remarquable livre Soumission, était jeudi à la une du Corriere della Sera. Et pour l’occasion, il n’y a pas été avec le dos de la cuillère dans ses critiques. Déjà, le titre donne le ton : « J’accuse Hollande et je défends les Français. »

On a compris que le texte ne fait pas dans la langue de bois. Dans cet article, il explique dans un premier temps que l’être humain s’habitue à tout, même au pire comme les attentats, et que si le 7 janvier, il était resté collé aux journaux d’actualité, au lendemain du 13 novembre, il n’a pas allumé son téléviseur. Mais l’intérêt de l’écrit réside dans ses appréciations, celles d’un écrivain « populaire » au sens littéral du terme : « La France résistera », dit-il. « Les Français sauront résister, sans devoir étaler un héroïsme exceptionnel, sans même avoir besoin d’un sursaut collectif d’orgueil national. »

En résumé, s’adressant directement au peuple de France, il utilise la formule anglaise : « Keep calm and carry on. » C’est-à-dire : « Sois calme et va de l’avant. »

 

Michel Houellebecq & Iggy Pop - Michel Houellebecq & Laurent Gerra

 

S’ensuit une furieuse diatribe contre le monde politique, tous personnages confondus, à commencer par notre Président bien-aimé et son Premier ministre : « Il est assez improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’État, de même que le débile mental qui accomplit les fonctions de Premier ministre, pour ne pas citer les ténors de l’opposition (LOL), se tirent honorablement de cette situation. »

Puis il cite les actions coupables de ces mêmes politiques : « Avoir fait des coupes sombres dans les forces de police, jusqu’à les réduire à l’exaspération, en les rendant presque incapables d’accomplir leur tâche. » « Avoir inculqué pendant des années l’idée que les frontières sont une absurdité dépassée, le symbole d’un nationalisme nauséabond. » « Avoir impliqué la France dans des opérations absurdes et coûteuses, dont le principal résultat a été de plonger dans le chaos l’Irak puis la Libye… en attendant que la même chose se produise en Syrie. »

Ensuite, il énonce les échecs : « Ces gouvernements ont échoué lamentablement, systématiquement, douloureusement dans leur mission fondamentale qui est de protéger la population française confiée à leur responsabilité. »

 

Syrie dans le chaos

 

Enfin, l’écrivain affiche sa confiance au peuple de France : « Si les politiques ont échoué, la population française n’a échoué en rien… elle a toujours conservé sa confiance dans l’armée et dans les forces de l’ordre ; elle a accueilli avec dédain les prédications de la « gauche morale » sur l’accueil des réfugiés et des migrants et n’a jamais accepté qu’avec suspicion les aventures militaires étrangères dans lesquelles ses gouvernements l’ont entraînée. »

Difficile d’être aussi lucide et courageux, difficile d’être aussi éloigné du système. Sa recommandation l’est autant : « Le discrédit qui frappe aujourd’hui l’ensemble de la classe politique est non seulement généralisé mais légitime. Et il me semble que la seule solution qui nous reste serait de nous diriger lentement vers l’unique forme de démocratie réelle, je veux dire la démocratie directe. »

Chapeau, M. Houellebecq ! Quel dommage que tous les intellectuels n’aient pas votre lucidité et votre courage…

 

Responsables de crimes contre l'humanité

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 20:43

 

Unité nationale ?

Oui

Mais sans vous !

(Aristide Leucate)

 

Abdelhamid Abaaoud - Manuel Vall - Bernard Squarcini

 

« On avait averti sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, on avait dit : « Ne prenez pas ce qui se passe en Syrie à la légère. » Malheureusement, les responsables européens n’ont pas écouté », confiait récemment, sur Europe 1, le président syrien Bachar el-Assad.

Déclarations éclairant d’une lumière dramatiquement crue l’entretien confié cette semaine par Bernard Squarcini, ancien chef du renseignement français, à notre confrère Valeurs actuelles. Celui-ci rapporte qu’il y a deux ans, un homologue des services secrets syriens lui aurait proposé une liste de djihadistes français combattant en Syrie. Squarcini avait averti son supérieur hiérarchique, lequel en rendit compte au ministre de l’Intérieur de l’époque Manuel Valls. Avec sa morgue habituelle, ce dernier s’était alors claquemuré dans sa tour d’ivoire idéologique, balayant une offre précieuse qui eût vraisemblablement évité les ignominies wahhabites que l’on sait.

 

Bernard Squarcini

 

N’aurait été la décrépitude de nos institutions, en d’autres temps ces explosives révélations eussent tôt fait d’entraîner la chute de tout un gouvernement. Mais voilà, nos parlementaires de droite et de gauche, anesthésiés par le confort du doux matelas de leurs indemnités mensuelles et les maints avantages afférents, ont succombé aux sirènes piégeuses de « l’unité nationale ».

Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. En méprisant cette information capitale pour la sécurité intérieure de la France, le Premier ministre endosse mécaniquement la responsabilité des actes sanguinaires du 13 novembre. Ce faisant, la chambre basse devrait s’acquitter de sa mission constitutionnelle élémentaire de contrôle du gouvernement et activer le deuxième alinéa de l’article 49 de la Constitution aux termes duquel « l’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure ».

Peine perdue. La composition majoritaire tout comme la décomposition idéologique avancée de la soi-disant « représentation nationale » oblitèrent de facto ce scénario. Et puis ne prête-t-on pas cette saillie à Victor Hugo : « Le Parlement ? Il parle et ment. »

 

Assemblée nationale et Sénat désertés

 

Reste alors aux familles des victimes du « vendredi noir » à saisir la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, attendu que « les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis » (article 68-1 de la Constitution). Parce que s’ils savaient, Valls, Taubira, Cazeneuve et Fabius encourraient, à minima, le grief de mise en danger délibérée de la vie de nos compatriotes.

 

Equipes de secours au Bataclan

 

De surcroît, leurs propos irresponsables les accablent : « L’islam est compatible avec la démocratie. Les musulmans sont les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l’intolérance » affirmait François Hollande à Paris et à Tunis. « L’islam est en France pour y rester », déclamait, en juin dernier, un Premier ministre lyrique (lequel, en 2012, inaugurait la mosquée de Cergy dont l’imam est proche des Frères musulmans) et encore « L’islam est totalement compatible avec la démocratie, avec la République, avec l’égalité des hommes et des femmes ». « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad », assurait quant à lui sur RTL (5 août 2014) le ministre de l’Intérieur. Le ministre des Affaires étrangères, lui fustigeait, en décembre 2012, la décision des États-Unis d’inscrire le Front al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, alors même que « sur le terrain, ils font un bon boulot ». Quant au garde des Sceaux, elle confessait sa « grande perplexité sur la façon dont des jeunes puissent se mettre à donner la mort », en avouant « devoir comprendre cela » (i>Télé, février 2015) et encore « Il faut comprendre le jeune qui part en Syrie. » Que dire aussi de Madame Hidalgo, maire de Paris « Le ramadan fait partie du patrimoine culturel français » et de madame Aubry « 35 % de Maghrébins, c’est génial. Moi, je m’emmerde dans une ville où on est tous pareils ».

 

Les fossoyeurs du peuple français

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