27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 17:11

 

Gangsterland

De

Tod Goldberg

Traduit par Zigor (Super 8 Editions) 2016

 

 

Avec « Gangsterland » Tod Goldberg nous invite de façon originale à nous intéresser aux petites affaires de la Famille. Pour les affranchis, comme on les désigne avec une pointe de respect, c’est uniquement le business. Pour les autres, à moins d’être un sacré mariole sachant jouer du calibre, il est conseillé d’éviter de la ramener et de tracer la route en faisant profil bas, plutôt que d’avoir à le faire les pieds devant.

En effet, quand on entend parler de Sal Cupertine alias « Rain man », c’est bien souvent qu’il est déjà trop tard. Il est vrai que le personnage n’est pas un tendre, c’est même en cela qu’il est si précieux. Un artiste en son genre, un virtuose, le nec plus ultra lorsqu’il s’agit de faire appliquer la loi du silence, cette chère Omerta, pilier incontournable de la toute puissante Mafia.

Mais voilà, si le mecton est une sacrée pointure, il n’est pas l’abri du petit caillou dans la godasse. Le genre qui vous oblige à disparaitre en abandonnant femme et enfant. Pour le premier pékin venu, cela serait la galère, mais oh ! Les gars, c’est de « Rain man » dont on parle, pas d’un petit gangster à la manque. Alors quand son boss décide de l’exfiltrer de Chicago pour l’envoyer à Las Vegas ce n’est pas uniquement pour le mettre à l’abri.

Si vous êtes croyants la résurrection ne vous posera aucun problème, pour les autres sachez tout simplement que pour Sal Cupertine elle consiste en trois points : nouveau visage, nouvelle identité, nouvelle vie. Pour faire plus simple et pour ne pas tout dévoiler : bienvenue Rabbi David Cohen.   

Vous ne serez pas surpris si je vous dis que je me suis bien amusé en lisant le roman de Tod Goldberg. Il est joyeusement décalé et truculent à souhait. Un véritable plongeon dans l’univers de la Mafia dépeinte par les Scorsese et Coppola, mais avec cette pointe d’humour qui rend le meurtre presque acceptable. L’histoire est classique mais elle se dévore d’un bloc, c’est à n’en pas douter un livre à lire sur la plage en toute décontraction. Les amoureux du genre trouveront sans doute que la fin manque un peu de tranchant, mais en y réfléchissant bien n’est-ce pas là le présage d’une éventuelle suite ?

 

 

Published by Willow - dans Romans & BD Divers
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commentaires

Cassandre 01/07/2017 12:40

Bonjour Willow,

Les histoires de mafia, c'est bien pour les mecs, ça....^^

Bon week-end !!

Willow 03/07/2017 15:04

Pourtant c’est bien connu, les femmes raffolent des grands voyous non ? ;O))

Florentin 30/06/2017 16:06

J'aime ces histoires d'hémoglobine rigolote, même si je ne déteste pas celles qui font dans le sang glaçant. En tout cas, je retiens le titre du bouquin. Ce sra une de mes prochaines lectures. .

Willow 04/07/2017 14:19

Tonton Adolf était tendre et attentionné avec sa douce Éva et pourtant on le disait quelque peu ombrageux .o))

SALY 03/07/2017 19:00

Faux moi je les aime tendres et attentionnés .............................................

Willow 03/07/2017 15:00

Je savais bien que tu étais un véritable psychopathe ;O))

Taboulet 27/06/2017 22:42

Si je t’écoute et que je meurs de rire en lisant ton bouquin, tu auras réussi le crime parfait mon salaud …

Willow 28/06/2017 16:37

Surtout que ce jour-là, j’ai prévu une petite partie de poker entre amis ;O))